French Immigrants Eye Parliament

By Hadi Yahmid PARIS – French of immigrant background are running in large numbers in the country’s cut-throat legislative race, hoping to be represented in the 577-member legislature to have their voices heard. “Candidates of immigrant background are highly tipped as possible lawmakers in an unprecedented way in French history,” candidate Malika Ahmed told IslamOnline.net on Saturday, June 2. “It is high time for French of immigrant background to have strong representation in parliament.” Ahmed is running as an independent for the June 10-17 election in the constituency of Seine Saint Denis, north of Paris. She ran for parliament for the first time in 2002. “This is the second time to run for the seat,” she said. She is one of many immigrant candidates running this year for the polls.

2006 Eid Assesment: ‘The CFCM hasn’t done anything!’ An Interview with Khaled Bouchama

Khaled Bouchama, a member of the Union of Islamic Organizations in France (UOIF), is also a member of the Ile-de-France Regional Council for the Muslim Religion, the CRCM Ile-de-France. Saphirnews.com: What problems have you run into with this year’s Eid? Khaled Bouchama : The problems are always the same. The lack of ritual slaughterhouses has been aggravated by the cosure of Mantes la Jolie which was not up to code. In Seine-Saint-Denis, there was not a single approved slaughterhouse… SN: The CFCM hasn’t done anything about these problems? KB : The CFCM has done nothing. It needs to own its responsibility in this business, because the job of the CFCM is to defend, in a correct and objective manner, the Muslim religion. The French Muslim community is part of the French nation. The state is responsible for this nation. The CFCM must put pressure on the state so that it facilitates the necessary conditions for the Eid sacrifices. For French Muslims, it is a local matter. But the local prefects can only execute the law. For the law to change, there must be a national political presence.

Movement Against Racism, Anti-Semitism and for Peace, takes on Islamophobia

PARIS – MRAP, the Movement Against Racism, Anti-Semitism and for Peace, takes on Islamophobia. Its leaders regard Islamophobia as a violation of fundamental principles, including human and civic rights and liberties, on which modern, tolerant and free democracies are constructed. M. Aounit, president of MRAP, raised controversy with his primarily cultural (as opposed to religious) defence of immigrants’ Islamic heritage. He also hopes to mobilise French Muslim voters against current policies of uniformisation and assimilation. {(continued below in French)} Issu d’un r_seau cr?_ en 1941 pour sauver des enfants juifs de la d_portation, le Mouvement contre le racisme, l’antis_mitisme et pour la paix (MRAP) a subi une premi_re transformation, en 1977, en devenant le Mouvement contre le racisme et pour l’amiti_ entre les peuples. Autre innovation, en 1989 : le mouvement porte _ sa t_te un “beur” de Seine-Saint-Denis, premier dirigeant _ ne pas _tre membre du PCF. Dix-huit ans plus tard, Mouloud Aounit est accus_ de faire le lit du communautarisme religieux. L’ “islamophobie” ? “C’est un clivage tr_s important “, souligne Emmanuelle Le Chevallier. Pour l’ancienne pr_sidente de la f_d_ration de Paris, “ce concept va _ l’encontre du principe d’universalit_ et confond d_fense de l’homme et d_fense d’une religion” . “Les la_ques sont trait_s de “la_cards”, ou d'”int_gristes la_cs””, regrette Nadia Kurys, membre de la direction nationale du MRAP. Pr_sident de la f_d_ration des Landes, G_rard Kerforn voit dans cette notion d’ “islamophobie” la marque d’ “un tiers-mondisme primaire, qui conduit _ tol_rer dans les religions dites “des pauvres” ce que l’on n’aurait pas tol_r_ pour d’autres religions”. Pr_sidente du comit_ MRAP de Marseille, Horiya Mekrelouf est d’autant plus bless_e par ce concept que les militants de sa f_d_ration “ont re_u des victimes de l’int_grisme pendant les dix ans de guerre civile en Alg_rie” . “D_sormais, d_plore-t-elle, on ne peut plus d_noncer le caract_re r_actionnaire de l’UOIF (l’Union des organisations islamiques de France).” Dans un contexte – pour partie import_ du conflit au Proche-Orient – de tensions interreligieuses croissantes, le combat contre l’ “islamophobie” a relanc_ les soup_ons d’antis_mitisme qui _taient d_j_ port_s _ l’encontre de ce mouvement et de son pr_sident. Tous les faits et gestes de Mouloud Aounit – comme ses deux apparitions, dans des colloques, au c_t_ de Tariq Ramadan – sont observ_s _ la loupe, le moindre d_rapage _tant imm_diatement diffus_ et comment_ (tr_s) librement sur Internet. L’int_ress_ se dit victime de ces “radicalit_s” qui surgissent “de partout” dans la soci_t_ fran_aise. “Ce n’est pas moi qui ai chang_. C’est l’environnement qui s’est modifi_” , assure-t-il. L’Islam ? “J’ai vu ma m_re plusieurs fois faire la pri_re, mon p_re occasionnellement le ramadan. Mais on ne m’a jamais interdit de manger du cochon” , raconte Mouloud Aounit, qui se d_finit lui-m_me comme un fervent “la_que” , par ailleurs “amateur de bon bordeaux”. Cet autoportrait dessine une premi_re r_ponse _ ses d_tracteurs, qu’il accuse implicitement d’avoir d_form_ ses positions en s’appuyant sur ses origines. Des responsables et militants du MRAP ne l’entendent pas de cette oreille, _num_rant les _tapes d’une “d_rive” qu’ils d_noncent avec vigueur : la demande de lib_ration de Maurice Papon, le soutien aux _l_ves voil_es, et le d_p_t de plainte contre France-Soir – en raison de la publication des caricatures de Mahomet – ont _t_ les _pisodes les plus spectaculaires de cette crise ininterrompue, provoquant des r_actions virulentes et des d_parts en cascade. Certains s’inqui_tent d’une propension du pr_sident du MRAP _ relativiser l’antis_mitisme lorsqu’il est le fait de populations d’origine arabo-musulmane. “Au pr_texte de ne pas les stigmatiser, on ne peut plus parler du racisme antis_mite en banlieues” , d_plore Maya Vigier, membre du conseil d’administration du MRAP et d’un comit_ parisien. Mouloud Aounit s’insurge contre ces accusations, assure qu’il fait l’objet d’une “campagne calomnieuse” . Mais il ne r_cuse pas la n_cessit_, _ ses yeux, d’un r?_quilibrage. Pour traduire cette id_e, selon laquelle un crime commis contre une personne d’origine maghr_bine ne suscite pas la m_me _motion que si la victime est juive, il p_se ses mots : “La R_publique n’est pas _quitable par rapport aux victimes du racisme (…) Je regarde des deux c_t_s, y compris celui o_ les autres ne regardent pas (…). Je n’ai pas choisi une communaut_. Mais j’ai choisi, dans un contexte particulier, de d_fendre des gens qui ne sont pas d_fendus.” Si ce d_bat complexe et sensible traverse d’autres associations antiracistes et mouvements politiques, le MRAP y a plong_ sans bou_e de sauvetage. “Ce mouvement, qui _tait tr_s li_ au Parti communiste, n’a pas de tradition de d_bat intellectuel” , souligne le sociologue Vincent Geisser . “Le MRAP est la caisse de r_sonance de la soci_t_. Or nous manquons d’_lites qui pourraient nous amener _ rendre compr_hensibles des probl_matiques nouvelles, auxquelles nous n’_tions pas pr_par_s” , convient Mouloud Aounit. Elu conseiller r_gional d’Ile-de-France, en 2004, sur la liste conduite par la secr_taire nationale du PCF, Marie-George Buffet, M. Aounit lorgne, dit-on, sur une possible investiture aux _lections l_gislatives en Seine-Saint-Denis. Ses d_tracteurs ont fait le lien entre ses prises de position et la pr_paration de cette _ventuelle candidature dans le “9-3”. “Le concept d’islamophobie lui permet de s’identifier _ la communaut_ musulmane. Il veut se recycler, et pratique du marketing politique” , estime un ancien dirigeant du MRAP, Alain Calles. Mouloud Aounit indique qu’il “sera pr_sent, d’une fa_on ou d’une autre”, lors des prochaines _ch_ances _lectorales. Les Fran_ais musulmans ? “Cette population qui, hier, ne votait pas, peut d_sormais faire et d_faire des d_put_s et des maires” , dit-il. Tout en affirmant que l’enjeu de son combat a une autre envergure : “Je suis le dernier rempart avant les int_gristes.”