Debate continues about French Muslim prayer space

December 18, 2010

The comments French far-right spokesperson Marine Le Pen have sparked condemnation from politicians from President Nicolas Sarkozy’s ruling UMP party and from the opposition Socialists and the Greens. “This is the true face of the far right which has not changed in the slightest, and Marine Le Pen is just as dangerous as Jean-Marie Le Pen,” said Socialist Party spokesman Benoit Hamon.
The French Council of the Muslim Faith (CFCM) said that Marine Le Pen’s comments were “insulting towards the Muslims of France” and were an “incitement to hatred and violence against them.” An anti-racist group, the Movement Against Racism and for Friendship between Peoples (MRAP), said it planned to file a civil lawsuit against her.
Paris’ Goutte d’Or district, where mosques are so full on Fridays that many believers end up praying on the streets outside, is one of the areas that Le Pen was referring to in her Lyon speech. Locals in the Goutte d’Or district said they were well used to comments like Le Pen’s. “Most Muslims feel threatened. They won’t leave us alone,” said a grocery store worker who gave his name as Hakim. “With the cold and the dirt, we’d love to have a clean hall to pray in but we don’t have the choice,” said Walid Ben, who works in a fabric shop in the area.

MRAP files complaint against Morano for comments about French Muslim youth

The Movement Against Racism and for Friendship Between Peoples (Mrap or Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) has launched a complaint of racism against French Secretary of State for the Family, Nadine Morano, for comments she made about Muslim youth.

During a debate on national identity on 14 December 2009 at Charmes (Vosges), Morano called for young French Muslims to love France, to find work, to not speak verlan (slang) and not wear their baseball caps backwards.

Nine year-old boy named Islam Screened Out of Television Program

Nine year-old Islam Alaouchiche dreamed of participating in his favorite television program In Ze Bo_teon Gulli, a French children’s television channel. While he was pre-selected by Angel Productions to participate, those responsible for casting informed the boy and his mother that his first name was problematic and might shock viewers. Islam’s mother, Farah Alaouchiche, claims they told her that Having the name Islam is like wearing a veil for a girl. The program also allegedly requested that Islam use another first name for the program like Mohammed or Sofiane, which they felt would work better. Ms. Alaouchiche has sought advice from several community associations, including the Mouvement contre le racisme et pour l’amitie entre les peoples (MRAP, or The Movement Against Racism and for Friendship Among Peoples) and the Haute Autorit_ de lutte contre les discriminations et pour l’egalite (HALDE, or the Authority Fighting against Discrimination and for Equality).

Racism complaint against TVBrussel

The anti-racism movement MRAX (Movement Against Racism, Anti-Semitism, and Xenophobia) plans to launch a complaint against TVBrussel. The association blames the Brussels regional broadcaster for a broadcast with Dutch journalist Arthur Van Amerongen, who used racist language in the program, according to MRAX. In his book _BXL Eurabia,’ Van Amerongen paints a picture of Moroccan life in Brussels, wherein Moroccans hold hatred for Belgians, are depicted as highly dangerous, and a terror attack is anticipated. According to MRAX, TVBrussel aired the interview of Amerongen without any counter opinion to balance out the writer’s racist and xenophobic comments.

Movement Against Racism, Anti-Semitism and for Peace, takes on Islamophobia

PARIS – MRAP, the Movement Against Racism, Anti-Semitism and for Peace, takes on Islamophobia. Its leaders regard Islamophobia as a violation of fundamental principles, including human and civic rights and liberties, on which modern, tolerant and free democracies are constructed. M. Aounit, president of MRAP, raised controversy with his primarily cultural (as opposed to religious) defence of immigrants’ Islamic heritage. He also hopes to mobilise French Muslim voters against current policies of uniformisation and assimilation. {(continued below in French)} Issu d’un r_seau cr?_ en 1941 pour sauver des enfants juifs de la d_portation, le Mouvement contre le racisme, l’antis_mitisme et pour la paix (MRAP) a subi une premi_re transformation, en 1977, en devenant le Mouvement contre le racisme et pour l’amiti_ entre les peuples. Autre innovation, en 1989 : le mouvement porte _ sa t_te un “beur” de Seine-Saint-Denis, premier dirigeant _ ne pas _tre membre du PCF. Dix-huit ans plus tard, Mouloud Aounit est accus_ de faire le lit du communautarisme religieux. L’ “islamophobie” ? “C’est un clivage tr_s important “, souligne Emmanuelle Le Chevallier. Pour l’ancienne pr_sidente de la f_d_ration de Paris, “ce concept va _ l’encontre du principe d’universalit_ et confond d_fense de l’homme et d_fense d’une religion” . “Les la_ques sont trait_s de “la_cards”, ou d'”int_gristes la_cs””, regrette Nadia Kurys, membre de la direction nationale du MRAP. Pr_sident de la f_d_ration des Landes, G_rard Kerforn voit dans cette notion d’ “islamophobie” la marque d’ “un tiers-mondisme primaire, qui conduit _ tol_rer dans les religions dites “des pauvres” ce que l’on n’aurait pas tol_r_ pour d’autres religions”. Pr_sidente du comit_ MRAP de Marseille, Horiya Mekrelouf est d’autant plus bless_e par ce concept que les militants de sa f_d_ration “ont re_u des victimes de l’int_grisme pendant les dix ans de guerre civile en Alg_rie” . “D_sormais, d_plore-t-elle, on ne peut plus d_noncer le caract_re r_actionnaire de l’UOIF (l’Union des organisations islamiques de France).” Dans un contexte – pour partie import_ du conflit au Proche-Orient – de tensions interreligieuses croissantes, le combat contre l’ “islamophobie” a relanc_ les soup_ons d’antis_mitisme qui _taient d_j_ port_s _ l’encontre de ce mouvement et de son pr_sident. Tous les faits et gestes de Mouloud Aounit – comme ses deux apparitions, dans des colloques, au c_t_ de Tariq Ramadan – sont observ_s _ la loupe, le moindre d_rapage _tant imm_diatement diffus_ et comment_ (tr_s) librement sur Internet. L’int_ress_ se dit victime de ces “radicalit_s” qui surgissent “de partout” dans la soci_t_ fran_aise. “Ce n’est pas moi qui ai chang_. C’est l’environnement qui s’est modifi_” , assure-t-il. L’Islam ? “J’ai vu ma m_re plusieurs fois faire la pri_re, mon p_re occasionnellement le ramadan. Mais on ne m’a jamais interdit de manger du cochon” , raconte Mouloud Aounit, qui se d_finit lui-m_me comme un fervent “la_que” , par ailleurs “amateur de bon bordeaux”. Cet autoportrait dessine une premi_re r_ponse _ ses d_tracteurs, qu’il accuse implicitement d’avoir d_form_ ses positions en s’appuyant sur ses origines. Des responsables et militants du MRAP ne l’entendent pas de cette oreille, _num_rant les _tapes d’une “d_rive” qu’ils d_noncent avec vigueur : la demande de lib_ration de Maurice Papon, le soutien aux _l_ves voil_es, et le d_p_t de plainte contre France-Soir – en raison de la publication des caricatures de Mahomet – ont _t_ les _pisodes les plus spectaculaires de cette crise ininterrompue, provoquant des r_actions virulentes et des d_parts en cascade. Certains s’inqui_tent d’une propension du pr_sident du MRAP _ relativiser l’antis_mitisme lorsqu’il est le fait de populations d’origine arabo-musulmane. “Au pr_texte de ne pas les stigmatiser, on ne peut plus parler du racisme antis_mite en banlieues” , d_plore Maya Vigier, membre du conseil d’administration du MRAP et d’un comit_ parisien. Mouloud Aounit s’insurge contre ces accusations, assure qu’il fait l’objet d’une “campagne calomnieuse” . Mais il ne r_cuse pas la n_cessit_, _ ses yeux, d’un r?_quilibrage. Pour traduire cette id_e, selon laquelle un crime commis contre une personne d’origine maghr_bine ne suscite pas la m_me _motion que si la victime est juive, il p_se ses mots : “La R_publique n’est pas _quitable par rapport aux victimes du racisme (…) Je regarde des deux c_t_s, y compris celui o_ les autres ne regardent pas (…). Je n’ai pas choisi une communaut_. Mais j’ai choisi, dans un contexte particulier, de d_fendre des gens qui ne sont pas d_fendus.” Si ce d_bat complexe et sensible traverse d’autres associations antiracistes et mouvements politiques, le MRAP y a plong_ sans bou_e de sauvetage. “Ce mouvement, qui _tait tr_s li_ au Parti communiste, n’a pas de tradition de d_bat intellectuel” , souligne le sociologue Vincent Geisser . “Le MRAP est la caisse de r_sonance de la soci_t_. Or nous manquons d’_lites qui pourraient nous amener _ rendre compr_hensibles des probl_matiques nouvelles, auxquelles nous n’_tions pas pr_par_s” , convient Mouloud Aounit. Elu conseiller r_gional d’Ile-de-France, en 2004, sur la liste conduite par la secr_taire nationale du PCF, Marie-George Buffet, M. Aounit lorgne, dit-on, sur une possible investiture aux _lections l_gislatives en Seine-Saint-Denis. Ses d_tracteurs ont fait le lien entre ses prises de position et la pr_paration de cette _ventuelle candidature dans le “9-3”. “Le concept d’islamophobie lui permet de s’identifier _ la communaut_ musulmane. Il veut se recycler, et pratique du marketing politique” , estime un ancien dirigeant du MRAP, Alain Calles. Mouloud Aounit indique qu’il “sera pr_sent, d’une fa_on ou d’une autre”, lors des prochaines _ch_ances _lectorales. Les Fran_ais musulmans ? “Cette population qui, hier, ne votait pas, peut d_sormais faire et d_faire des d_put_s et des maires” , dit-il. Tout en affirmant que l’enjeu de son combat a une autre envergure : “Je suis le dernier rempart avant les int_gristes.”