A Muslim President for France in 2022?

Michel Houellebecq's new book "Submission" describes France led by a Muslim President in 2022. (Photo: The London Telegraph)
Michel Houellebecq’s new book “Submission” describes France led by a Muslim President in 2022. (Photo: The London Telegraph)

France, 2022: a Muslim is elected president of the Republic. This is the plot of Michel Houellebecq’s new book. Submission paints a portrait of France led by an Islamic party, where the Sorbonne is an Islamic university and the president is named Mohammed Ben Abbes. The book’s release followed Eric Zemmour’s controversial remarks about French Muslims. University professor Franck Fregosi contends that books such as Houellebecq’s demonstrate “the anxieties of their writers but also of society.”

Submission describes a France whose political policies are limited to those of the National Front or to a religious authority. In 2022 the “Muslim Brotherhood,” a political party invented by Houellebecq, defeats the National Front. The country is shaken, as is the book’s nihilistic protagonist Francois. The university professor is reluctant to convert to Islam in order to keep his power at the “Islamic University of Paris-Sorbonne,” where the secretaries all wear headscarves.

“We’ve built a kind of social fear of an Islam without any nuances…Islam is the scapegoat, it is the cause of all of French society’s ills,” says Fregosi.
Houellebecq’s scenario is “completely implausible,” argues political scientist Philippe Braud. “Muslims are only 10% of the French population. This number will not change, even if there is an increase in immigration,” he says.

Houellebecq caused controversy in 2001 when he stated, “The most stupid religion is Islam.” He has been known to take extreme positions concerning immigration in Europe. President François Hollande recently stated that one in four Frenchmen are immigrants or born to immigrant parents and called for there to be “no room for speech that exploits the fear of France’s dissolution.”

Controversial French Writer, Houellebecq, Wins France’s Top Literary Prize

News Agencies – November 8, 2010

The controversial bestselling author Michel Houellebecq has won France’s most coveted literary prize — the Prix Goncourt — for his new novel, La Carte et Le Territoire (“The Map and the Territory”). The novel tells of a solitary, misanthropic artist who becomes a critical darling and commercial success almost in spite of himself. Houellebecq’s previous novels courted controversy with explicit sex scenes and disparaging comments about women, minorities and Islam.

Caricatures : les organisations musulmanes hésitent à lancer des poursuites systématiques

Les tribunaux ne leur ont jamais donn_ gain de cause mais ces revers n’entament pas ” la confiance ” des organisations musulmanes fran_aises dans la justice de leur pays. Elles l’ont r_p_t_ _ la veille du proc_s contre Charlie Hebdo, mercredi 7 f_vrier, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. La Grande Mosqu_e de Paris, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Ligue islamique mondiale ont port_ plainte contre l’hebdomadaire, apr_s la publication des caricatures danoises mettant en sc_ne le proph_te Mahomet, en f_vrier 2006. A la veille de la sortie de l’hebdomadaire, elles avaient tent_ d’emp_cher par r_f_r_ sa parution. En vain. Leur dernier d_boire judiciaire remontait _ 2002. Les organisations musulmanes et la Ligue des droits de l’homme poursuivaient, pour ” incitations _ la haine “, l’_crivain Michel Houellebecq. Dans des entretiens accord_s au mensuel Lire et au Figaro Magazine, _ l’occasion de la parution de son livre Plateforme, il d_clarait notamment : ” La religion la plus con, c’est quand m_me l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondr_. ” Les plaignants avaient _t_ d_bout_s en premi_re instance et avaient renonc_ _ faire appel. Dans l’affaire des caricatures danoises, les organisations musulmanes ont choisi d’attaquer exclusivement Charlie Hebdo et non pas France Soir, premier quotidien en France _ avoir publi_ les dessins. ” […]

Mohamed Talbi: Islamic Free Thinker

For this historian, only just tolerated by the Tunisian regime, Islam is compatible with democracy, Muslims should free themselves from sharia, liberty is primary, and the pope therefore has the right to state his opinion. Benedict XVI has the right, “like everyone,” to express himself. Mohamed Talbi was furthermore not really surprised by the statements of the pope at Ratisbonne. {(continued below in French)} Pour cet historien tout juste tol_r_ par le r_gime tunisien, l’islam est compatible avec la d_mocratie, les musulmans doivent se d_livrer de la charia, la libert_ prime, et le pape a donc le droit de donner son opinion Beno_t XVI a le droit, ” comme tout le monde “, de s’exprimer. Mohamed Talbi n’a d’ailleurs pas _t_ vraiment surpris par les propos du pape _ Ratisbonne. ” Je connaissais les _crits de celui qui a _t_ le cardinal Ratzinger. Je savais que, pour lui, comme pour beaucoup d’Occidentaux, l’islam est synonyme de violence, et je le d_plore, dit-il tranquillement. Mais la libert_ ne se divise pas. Le pape a eu raison de donner son opinion sur l’islam, avec franchise et sinc_rit_. ” En mati_re de libert_, Mohamed Talbi ne fait pas dans la demi-mesure. A 85 ans, l’homme est un curieux m_lange d’intransigeance et de tol_rance. On le dit de plus en plus radical. Peut-_tre est-ce plut_t qu’il ne fait plus la moindre concession. L’historien a attendu d’_tre au soir de sa vie pour entrer en dissidence. ” Pas de politique ” a _t_ sa profession de foi pendant des ann_es. Mais comment respecter ce credo lorsqu’on est un homme de foi et de conviction ? Longtemps, cet agr_g_ d’arabe, sp_cialiste du Moyen Age au Maghreb, a cru pouvoir composer avec le pouvoir, au motif qu’il _tait un serviteur de l’Etat. En 1989, il chavire. Ce qu’il avait support_ d’Habib Bourguiba, le lib_rateur de la nation devenu un dictateur, Mohamed Talbi ne le supporte plus de son successeur, Zine El-Abidine Ben Ali, pr_sident de la R_publique depuis 1987. Lorsqu’on lui refuse le droit de lancer une revue consacr_e _ une interpr_tation moderne de l’islam, puis qu’on interdit en Tunisie l’un de ses ouvrages, Iyal Allah (La Famille de Dieu), l’universitaire admet qu’il ne peut plus continuer _ dresser des barri_res entre son travail de chercheur et la vie de la cit_. En 1993, il abandonne la derni_re des fonctions officielles qu’il d_tenait encore, celle de pr_sident du Comit_ culturel national. ” J’ai vir_ et on m’a vir_ “, r_sume-t-il, assis dans son salon aux murs couverts de livres, dans le quartier du Bardo, _ Tunis. En 1995, il entre au Conseil national pour les libert_s en Tunisie (CNLT, non reconnu). Une association, pas un parti. ” Je n’ai jamais adh_r_ _ un parti, dit-il. La libert_ est la dimension structurante de ma pens_e. ” Mohamed Talbi va alors consacrer sa vie aux libert_s, sans renoncer _ sa sp_cificit_ : la r_novation de la pens_e musulmane. Si le pouvoir tunisien l’a dans le collimateur, il ne le harc_le pas. L’historien est surveill_, mais il n’est ni jet_ en prison ni rudoy_ par la police. On se contente d’_touffer sa voix et d’interdire ceux de ses livres qui paraissent trop audacieux, comme Penseur libre en Islam (Albin Michel, 2002), analyse de l’_chec de la d_mocratie dans le monde arabe et d_nonciation du r_gime Ben Ali. Beaucoup, en Tunisie, d_plorent que des r_formateurs tels que lui, Hichem Ja_t, Abdelmajid Charfi, ou encore H’Mida En-Nayfer, soient _cart_s par le pouvoir. Plut_t que de mener, depuis maintenant plus de quinze ans, la chasse aux islamistes, pourquoi ne pas tenter un travail en profondeur avec ces partisans de l’islam des Lumi_res ? ” Parce que les autorit_s tunisiennes se m_fient de personnalit_s aussi autonomes “, r_pond l’universitaire Sana Ben Achour. En Europe, ce pionnier du dialogue interreligieux a _t_ tr_s en vue dans les ann_es 1970 avant de tomber dans l’oubli. Ses positions ont fini par indisposer. Il _tait de plus en plus pol_mique _ l’_gard des chr_tiens, auxquels il reproche de ne pas pousser assez loin leur r_flexion sur l’islam. ” Je comprends les r_actions de Talbi, m_me si je ne les partage pas toujours. Son sens de la justice et sa qu_te de la v_rit_ le conduisent parfois _ des jugements excessifs. Mais c’est un homme sinc_re, fondamentalement croyant et profond_ment attach_ au message du Coran “, souligne l’un de ses amis, le P_re Michel Lelong. Mohamed Talbi est aujourd’hui ignor_ du grand public, en France comme en Tunisie. Seul ou presque, l’hebdomadaire Jeune Afrique n’a de cesse de faire conna_tre ses id_es. Lui finit en ce moment m_me de r_diger ce qui sera un peu son testament spirituel. Dans cet ouvrage de 400 pages, il clame une fois encore que ” l’islam est libert_ ” et qu’il est ” tout _ fait compatible ” avec la d_mocratie et la modernit_. La charia (loi islamique) est une ” production humaine ” qui n’a ” rien _ voir ” avec l’islam, mart_le-t-il. Les musulmans doivent ” se d_livrer ” de ces textes juridiques apparus deux si_cles apr_s le Proph_te et qui donnent de leur religion une image d’_pouvante. Jamais le Livre saint n’a recommand_ de couper la main des voleurs ou de lapider les femmes adult_res ! ” Seul, le Coran oblige “, r_p_te-t-il inlassablement. Si l’islamologue tunisien s’oppose avec force _ toutes les interpr_tations pass_istes de l’islam – le salafisme, le wahhabisme, en particulier -, il combat avec autant d’_nergie la d_sacralisation du Coran. R_nover la pens_e musulmane, ce n’est pas pr_ner ” un islam la_que, un islam sans Dieu “, insiste-t-il. Mohamed Talbi n’est pas tendre envers ces ” d_sislamis_s ” qui pr_nent ” un islam commode “, purement identitaire. ” La religion n’est ni une identit_, ni une culture, ni une nation. C’est une relation personnelle _ Dieu, une voie vers lui. On peut _tre musulman et de culture hollandaise, fran_aise ou chinoise “, explique-t-il avec force. A ses c_t_s, une femme longue et blonde, aux yeux bleus, l’_coute avec attention. C’est Irmgard, sa femme, d’origine allemande, rencontr_e _ Paris ily a tout juste cinquante ans. Irmgard ne s’est convertie _ l’islam qu’en 1996, au terme d’un long cheminement. Ils ont deux fils et deux petits-enfants. Ceux-ci suivent-ils le chemin de leur p_re et grand-p_re ? M. Talbi sourit. ” Je ne sais pas. Je ne leur pose pas la question et je ne leur offre m_me pas mes livres. Si je le faisais, cela reviendrait _ dire : “Lisez-moi”. Je m’y refuse. ” C’est dans le m_me esprit que Mohamed Talbi reconna_t aux caricaturistes le droit de brocarder le proph_te Mahomet et _ Michel Houellebecq – ” un gar_on sympathique ” – le droit de dire et d’_crire que l’islam est la religion ” la plus con du monde “. La religion, quelle qu’elle soit, ne doit pas _tre une contrainte. ” Je veux d_crisper les gens, et je veux le faire au nom du Coran. La foi est un choix, souffle-t-il de sa voix _ la fois fluette et ferme. Je ne cesserai jamais de dire que l’islam nous donne la libert_, y compris celle d’insulter Dieu… “