Muslims Disappointed Following Meeting with St. Gallen Director of Education

November 16, 2010

Stefan Kölliker, the Swiss People’s Party (SVP) director of education for St. Gallen, has recently met with Hisham Maizar, a representative of the Federation for Islamic Communities in East Switzerland, concerning the education council’s decision in August 2010 to call for the banning of headscarves in schools.
Despite Maizar’s efforts, Kölliker has stated that he has no intention to change his position on the issue. Maizar called the decision “disproportionate,” and “fully politically motivated,” due to the low number of cases involving headscarf-wearing students. Nevertheless, he told Kölliker that he would gladly speak further with him concerning questions related to Islam and schools, while Kölliker stated that it was “conceivable” that he might accept such an offer.

The Swiss minaret debate goes on

The new year continues as the old one ended: with discussing the Swiss minaret ban and its consequences. A prominent TV talk show hosted Justice minister Eveline Widmer-Schlumpf, Hisham Maizar, president of the Federation of Islamic Umbrella Organisations and Thomas Wipf of the Swiss Protestant Communion.

Starting off with a positive statement, Widmer-Schlumpf stated that at least “We finally discuss”. Maizar demanded a public and legal acknowledgment of Islam, while Wipf claimed it was still to early for that and that Muslims should be sensitive for being a minority among a majority – that includes not demanding the construction of minarets yet. He furthermore regretted the fact that there were so many different currents within Islam and that Swiss Muslims did not speak with one voice. This point was supported by Maizar, calling for a greater union within the Swiss Muslim community, which should be supported by the state. Widmer-Schlumpf, however, rejected this request as not being the task of the state.

Switzerland: A Quoi Sert Un Minaret? Le Débat Sémantique Vire À La Polémique

By Catherine Cossy SUISSE. Confin_es dans des halles industrielles, deux communaut_s musulmanes, _ Wangen et _ Langenthal, souhaitent plus de visibilit_ pour leur lieu de culte. Mais les oppositions se multiplier. La premi_re mosqu_e de Suisse a _t_ inaugur_e en 1963 sur les hauts de la ville de Zurich, en pr_sence du maire de l’_poque. Et depuis plus de quarante ans, sa coupole blanche et son minaret de 15 m_tres surmont_ d’un croissant de lune font partie de l’image de ce quartier d’habitation tranquille. La gracile tourelle a une fonction symbolique, comme celle de Gen_ve, les deux seuls minarets existant actuellement en Suisse pour une communaut_ de musulmans estim_e _ quelque 350000 personnes. A Wangen, commune soleuroise de 4700 habitants _ la sortie d’Olten, et _ Langenthal, gros bourg bernois de 14000 habitants, les autorit_s n’en sont pas encore _ d_rouler le tapis rouge. Pr_sent_s presque simultan_ment, les projets d’_riger un minaret de 6 m_tres _chauffent les esprits. Dans les deux cas, on est loin de la mosqu_e pimpante de la Forchstrasse _ Zurich. A Wangen, l’association culturelle turque d’Olten _Olten T_rk K_lt_r Ocagi_ se retrouve dans une ancienne halle de fabrique, juste en face de la gare. Le b_timent d’un _tage, situ_ dans une zone r_serv_e _ l’artisanat, sert de lieu de r_union et de pri_re. Les responsables parlent du minaret comme _signe visible de notre religion_. La commune a refus_ l’autorisation de construire, le D_partement des constructions du canton, premi_re instance de recours, vient de casser la d_cision. L’opposition est emmen_e par le vice-pr_sident de la section locale de l’UDC, Roland Kissling, qui a notamment r_colt_ pr_s de 400 signatures. _Nous sommes chr_tiens. Un minaret est une menace pour la paix religieuse. Et qui nous dit que les musulmans vont s’arr_ter l_ et ne vont pas installer un haut-parleur?_, argumente-t-il. Fin juin, le Parlement soleurois a rejet_ clairement une motion de l’UDC qui voulait interdire _la construction de b_timents religieux g_nants_. Opposants de tous bords A Langenthal, la proc_dure n’est pas encore aussi avanc_e, mais une coalition h_t_roclite d’opposants est d_j_ mobilis_e. On y retrouve l’UDC, mais aussi le Pnos -Parti nationaliste suisse d’extr_me droite, qui compte un repr_sentant au parlement de la cit_- et des milieux _vang_liques. La commune n’a pas encore pris de d_cision. Le centre de la communaut_ musulmane, compos_e majoritairement d’Albanais, se trouve depuis quatorze ans dans une sorte de pavillon d’un _tage, situ_ dans une zone mixte d’habitation et d’artisanat. L_ aussi, il est pr_vu d’installer un minaret, ainsi qu’une coupole translucide de un m_tre de diam_tre. Pas un hasard Le nouveau Conseil suisse des religions, fond_ en mai dernier, a _t_ pris de vitesse par la pol_mique. Il a pr_vu de consacrer sa premi_re s_ance, au mois d’ao_t, _ la question des minarets. Pour Hisham Maizar, si_geant comme pr_sident de la F_d_ration d’organisations islamiques en Suisse (FOIS), ce n’est pas un hasard si deux communaut_s projettent de construire un minaret. _La premi_re g_n_ration des _migrants musulmans ma_trisait _ peine la langue du pays. Leurs organisations se contentaient d’exprimer des besoins tr_s modestes. Maintenant, leur nombre a augment_, la deuxi_me, voire la troisi_me g_n_ration est install_e, elle est devenue plus courageuse. Ils parlent l’allemand, connaissent mieux le cadre l_gislatif. Ce ne sont d’ailleurs pas des demandes qui sortent du n_ant: il y a tout une _volution invisible jusque-l_ qui a eu lieu. D’autres demandes vont certainement suivre._ Hisham Maizar se veut rassurant: _Le minaret n’est pas le signe d’une radicalisation. C’est tout au plus le signe d’un attachement _ la tradition. Les extr_mistes ont d’autres besoins. Et chaque centre islamique ne va pas se doter d’un minaret. Pour les fid_les, ce symbole exprime un besoin de visibilit_. C’est d’autant plus important que la plupart des lieux de culte sont des b_timents en fait indignes de cette fonction, garage, ancienne fabrique, entrep_t en pleine zone industrielle. C’est un paradoxe: les touristes suisses vont admirer au sud de l’Espagne les merveilles architecturales laiss_es par les musulmans. Le mieux serait en fait de pouvoir _difier en Suisse une mosqu_e digne de ce nom, un b_timent d’une grande valeur artistique… Mais ce n’est pas r_aliste._ Refus d’int_gration Sa_da Keller Messahli, pr_sidente du Forum pour un islam progressiste, fait part de son scepticisme: _Nous postulons que la religion doit _tre quelque chose de priv_. Si le minaret n’est qu’un symbole, on peut tout aussi bien y renoncer. Une salle de pri_re n’en a pas besoin._ Selon elle, les projets de minaret _manent de cercles conservateurs: _Ils veulent rester entre eux et imposer leur diff_rence. Ils demandent toujours plus _ la soci_t_, et ne sont pas pr_ts _ donner eux aussi quelque chose et _ ouvrir la voie _ une confrontation des arguments. La population suisse ressent ce refus de faire un pas vers elle, et je comprends que certains aient peur. Je ne parle pas bien s_r des partis qui exploitent ces craintes._ _Ce N’est Pas Un Coup De Force, Juste Un _l_ment D’architecture_ La mosqu_e du Petit-Saconnex _ Gen_ve a, d_s sa construction en 1978, _t_ dot_e d’un minaret. Le porte-parole du Centre islamique genevois, Hafid Ouardiri, revient sur ce symbole de l’islam. Propos recueillis par Philippe Miauton A Wangen, l’_rection d’un minaret suscite la crainte. Selon vous, est-ce la symbolique de l’islam ou la possibilit_ donn_e _ un muezzin d’y faire son appel quotidien _ la pri_re qui g_n_re cette lev_e de boucliers? Hafid Ouardiri: Tout d’abord je tiens _ pr_ciser que le minaret, comme une _glise poss_de son clocher, est une partie int_grante de l’architecture d’une mosqu_e. Dans la zone industrielle de Wangen, il s’inscrit surtout comme signe distinctif et de rassemblement. A propos des craintes, elles _manent avant tout de minorit_s qui r_agissent par ignorance. Dans la mesure o_ en Suisse, il n’y a pas de restriction _ exprimer sa foi et que ce symbole de l’islam n’est pas un coup de force mais un _l_ment architectural, il n’y a pas de crainte _ avoir. – La construction de cette tour est-elle assortie en Suisse d’une interdiction d’appel _ la pri_re par l’entremise d’un muezzin ou de haut-parleurs? – Dans le cas de Gen_ve, la mosqu_e, inaugur_e par le pr_sident de la Conf_d_ration de l’_poque, n’a connu aucune restriction. La seule condition formul_e alors concernait plut_t des soucis d’urbanisme. Le minaret ne devait pas d_passer les immeubles avoisinants. Par ailleurs, au Petit-Saconnex, l’appel _ la pri_re ne se fait que dans le patio de l’_difice. – Comptez-vous dans un avenir proche effectuer cet appel du haut du minaret? – Rien ne nous l’interdirait, quand bien m_me nous allons maintenir pour le moment ce rituel dans le patio de la mosqu_e. En cas de changement d’habitude, le muezzin pourrait faire son appel _ voix humaine, sans microphone. Pour nous, le respect du voisin est primordial. Nous n’avons pour l’instant eu aucune plainte. Notre int_gration _ Gen_ve est en tous points remarquable. – A vos yeux, un tel proc_d_ ne pourrait-il pas heurter la population? – Une nouvelle fois, dans la mesure o_ la tranquillit_ du voisinage n’est pas atteinte, cet aspect traditionnel ne doit pas offusquer les gens. Cela ne repr_sente qu’un _l_ment de l’islam parmi tant d’autres. Il n’y a aucune revendication dans cet acte. – Comment juger la situation interconfessionnelle en Suisse? – Nous sommes _ Gen_ve, comme dans toute la Suisse, bien lotis au vu de la situation internationale. La pluralit_ confessionnelle domine. Il faut continuer _ cultiver cette ouverture. Les m_mes r_gles et les m_mes lois sont valables pour tous. Dans ce cadre, la construction d’un minaret ne devrait pas susciter autant de r_actions.