Mohammed Moussaoui, the New CFCM President

Mohammed Moussaoui, a 44 year-old former math professor, was the only candidate for the French Council of the Muslim Faith (CFCM) elections and won quite expectedly. He replaces the former president, Dalil Boubakeur, rector of the Grande Mosqu_e de Paris. Moussaoui is the vice-president of the French Muslim Assembly (RMF) and is a proponent of a consensual Islam, respectful of both founding texts and current contexts, adding that the CFCM most become more involved in the education of imams in the French context. He speaks French, Arabic, Berber and English. Moussaoui told Le Figaro that the group does not have a theological mission: We are not creating a new theology for a French Islam. I believe the following principle: that in one’s private life, one can keep their clothing and food customs. But on the collective level, French law must apply for everyone. We respect the law on conspicuous religious signs in schools. But we don’t want this restriction to extend to universities, mayors’ offices, or in the workplace.

Caricatures : les organisations musulmanes hésitent à lancer des poursuites systématiques

Les tribunaux ne leur ont jamais donn_ gain de cause mais ces revers n’entament pas ” la confiance ” des organisations musulmanes fran_aises dans la justice de leur pays. Elles l’ont r_p_t_ _ la veille du proc_s contre Charlie Hebdo, mercredi 7 f_vrier, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. La Grande Mosqu_e de Paris, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Ligue islamique mondiale ont port_ plainte contre l’hebdomadaire, apr_s la publication des caricatures danoises mettant en sc_ne le proph_te Mahomet, en f_vrier 2006. A la veille de la sortie de l’hebdomadaire, elles avaient tent_ d’emp_cher par r_f_r_ sa parution. En vain. Leur dernier d_boire judiciaire remontait _ 2002. Les organisations musulmanes et la Ligue des droits de l’homme poursuivaient, pour ” incitations _ la haine “, l’_crivain Michel Houellebecq. Dans des entretiens accord_s au mensuel Lire et au Figaro Magazine, _ l’occasion de la parution de son livre Plateforme, il d_clarait notamment : ” La religion la plus con, c’est quand m_me l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondr_. ” Les plaignants avaient _t_ d_bout_s en premi_re instance et avaient renonc_ _ faire appel. Dans l’affaire des caricatures danoises, les organisations musulmanes ont choisi d’attaquer exclusivement Charlie Hebdo et non pas France Soir, premier quotidien en France _ avoir publi_ les dessins. ” […]

Le procès de “Charlie Hebdo” s’est ouvert à Paris

Le proc_s visant l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, poursuivi pour avoir publi_ des caricatures de Mahomet en f_vrier 2006, s’est ouvert mercredi 7 f_vrier au tribunal de grande instance de Paris. Selon les plaignants, l’Union des organisations islamiques de France, la Grande Mosqu_e de Paris et la Ligue islamique mondiale, l’hebdomadaire, en publiant ces caricatures danoises, a commis “un acte d_lib_r_ d’agression visant _ heurter” les musulmans. L’action a _t_ engag_e contre deux des douze caricaturistes de Charlie Hebdo et contre un dessin de “une” de Cabu. La d_fense de l’hebdomadaire a notamment fait citer comme t_moins Fran_ois Bayrou et Fran_ois Hollande.

La Grande Mosquée de Paris veut faire du procès contre « Charlie Hebdo »un cas d’école

La Justice peut-elle garantir la ” d_fense de la dignit_ du culte musulman ” ? Le pr_sident du Conseil fran_ais du culte musulman (CFCM), _galement recteur de la Grande Mosqu_e de Paris, Dalil Boubakeur en est persuad_. Le proc_s qui s’ouvre, mercredi 7 f_vrier, contre Charlie Hebdo, suite _ la publication par le journal des caricatures de dessinateurs danois mettant en sc_ne le proph_te Mahomet en est une illustration : la Grande Mosqu_e de Paris et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) ont d_pos_ une plainte contre le magazine fran_ais pour ” injure publique _ l’_gard d’un groupe de personnes _ raison de leur religion “. Pour M. Boubakeur, cette d_cision s’inscrit dans une strat_gie assum_e de mise en place de garde-fou, afin de ” prot_ger les musulmans des abus insultants “. Il _voque _ cet _gard les pratiques mises en oeuvre par la ” Licra – Ligue contre le racisme et l’antis_mitisme et les organisations repr_sentatives de la communaut_ juive ” qui, ” depuis des ann_es attaquent syst_matiquement ” les propos antis_mites ou racistes. Ce parall_le est contest_ par Michel Zaoui, avocat, membre de la commission juridique de la Licra et du bureau du Conseil repr_sentatif des institutions juives de France (CRIF). ” M. Boubakeur commet une confusion absolue, dit-il, la Licra ou une organisation juive n’a jamais poursuivi en justice une action ou un dessin relevant du blasph_me ou tournant la religion en d_rision. Au nom de la la_cit_, il faut faire la distinction entre la religion et ceux qui la pratiquent. Aussi p_nible que cela puisse _tre pour les croyants, on doit pouvoir dire ce que l’on veut de la religion. Or, dans les caricatures – sur Mahomet – , la religion est vis_e, pas les musulmans. ” CONFUSION ” Nous ne r_clamons pas le r_tablissement du d_lit de blasph_me, insiste Me Chems-Eddine Hafiz, avocat de la Mosqu_e de Paris. Mais nous estimons qu’avec la publication des caricatures, Charlie Hebdo a voulu cr_er la confusion entre islam et terrorisme. Ce proc_s est l’occasion de mener un effort de p_dagogie et d’afficher notre volont_ de r_agir d_s qu’il est port_ atteinte _ la dignit_ des musulmans. Nous poussons les organisations musulmanes _ agir en justice d_s qu’elles se sentent l_s_es. ” La d_cision des organisations musulmanes s’inscrit dans un contexte plus g_n_ral de recours judiciaires li_s _ des affaires religieuses. ” Alors que l’on constate au niveau europ_en une souplesse de plus en plus grande des tribunaux en mati_re de libert_ d’expression, souligne Me Zaoui, la France demeure en retrait en ce qui concerne le fait religieux. Et l’on peut craindre une frilosit_ des d_cisions rendues au nom de la “paix sociale”. ” En avril 2005, la cour d’appel de Paris avait confirm_ l’interdiction d’une affiche publicitaire s’inspirant de la C_ne, au motif qu’elle constituait ” un acte d’intrusion agressive et gratuite dans le tr_fonds des croyances intimes “. Cette d_cision a finalement _t_ cass_e par la Cour de cassation en novembre 2006.

Islam In Provence’s Landscape

MARSEILLE – Following years of governmental delays, hesitation, and division within the Muslim community, the building project for the Grand Mosque of Marseille was given the go-ahead on 17 July. It is perhaps the most symbolic among a number of current construction projects in the region, which will provide the resident Muslim community with new places of worship, libraries, art and educational centres. The other religious communities in Provence expressed their strong support for these projects. {(continued below in French)} Port_s par le dossier symbolique de la grande mosqu_e de Marseille, les projets foisonnent dans la r_gion. Apr_s un si_cle d’h_sitations, Marseille aura sa grande mosqu_e. Lundi 17 juillet, le conseil municipal a vot_ _ la quasi-unanimit_ la signature d’un bail emphyt_otique de 99 ans, c_dant _ l’association La Grande Mosqu_e de Marseille un terrain de 8 600 m2 dans le 15e arrondissement. _ C’est un moment historique et un symbole de reconnaissance pour les 150 000 _ 200 000 musulmans de Marseille _, s’est r_joui, _mu, Nourredine Cheikh, pr_sident de l’association. Plus qu’un simple b_timent, ce projet constitue le symbole du rattrapage dans lequel s’engage la r_gion Provence-Alpes-C_te d’Azur, o_ les musulmans doivent se contenter de 293 lieux de pri_re am_nag_s dans des foyers de la Sonacotra, des appartements et des caves… Des lieux trop exigus pour recevoir les fid_les dans des conditions d_centes. Six projets vont aboutir dans les ann_es _ venir, _ commencer par la grande mosqu_e de La Seyne-sur-Mer (Var) dont la premi_re pierre a _t_ pos_e il y a deux mois. Le projet comprend un lieu de culte de 400 m2, un centre culturel, des salles de conf_rences et une biblioth_que. _ Un lieu de rencontre et d’_change avec les citoyens de toutes confessions _, pr_cise Abderazak Bouaziz, pr_sident de l’association cultuelle et culturelle de La Seyne-sur-Mer. “Pendant des ann_es, la r_gion a accus_ un retard” _ Toulon, deux nouvelles salles de pri_re de proximit_ verront le jour, tandis que le conseil municipal de La Ciotat votera en septembre la proposition de construction d’une mosqu_e de proximit_ sur le terrain o_ les fid_les prient depuis seize ans, dans des bungalows de chantier anonymes. Comment expliquer une telle profusion ? _ Pendant des ann_es, la r_gion a accus_ un retard, car la communaut_ musulmane _tait divis_e _, explique l’imam Abderrahmane Ghoul, porte-parole du Conseil r_gional du culte musulman (CRCM) en Paca. Depuis juin 2005, cet imam, affili_ _ la Grande Mosqu_e de Paris, a f_d_r_ les diff_rentes tendances de la r_gion et chapeaute les n_gociations entre les associations et les mairies. _ Auparavant, nous _tions confront_s _ de multiples associations, toutes revendiquant un projet diff_rent. Le CRCM a permis d’avoir un interlocuteur identifi_ et l_gitime _, explique Arthur Paecht, maire de La Seyne-sur-Mer. Les _lus sont r_alistes : les musulmans y repr_sentent entre 8 % _ 12 % de la population. _ Les musulmans de France sont des Fran_ais musulmans. Ils sont dans la R_publique et non pas _ c_t_. Nous devons r_pondre _ leur droit de pratiquer leur culte dans un endroit digne _, affirme David Lisnard, adjoint au maire charg_ des affaires cultuelles de Cannes, dont le conseil municipal votera lundi la cession d’un terrain de 1 900 m2 pour construire une mosqu_e de proximit_, rempla_ant la tente o_ 200 personnes prient depuis un an et demi, apr_s la fermeture de la salle du foyer Sonacotra pour des raisons de s_curit_. “La religion musulmane sur la voie de la reconnaissance” Pragmatique, Michel Caillat, maire d’Istres, estime que la construction de lieux de culte pour les musulmans r_pond aussi _ un objectif de transparence : _ Mieux vaut un lieu digne identifi_ et officiel que des endroits douteux dans lesquels risquent de se d_velopper des discours radicaux. _ Pionni_res, les municipalit_s d’Istres et d’Aubagne ont donn_ leur feu vert d_s 2000. _ Aubagne, la blancheur de la mosqu_e de 500 m2 tranche avec les b_timents de la zone commerciale. Stucs et d_corations florales recouvrent les murs de la salle de pri_re des hommes, tandis qu’_ l’entr_e, des cartons de carrelage s’entassent. _ Nous esp_rons avoir termin_ les travaux pour la fin du Ramadan en novembre _, explique Hafidikaddour Hafidi, pr_sident de l’association Dar-Es-Salam, qui a financ_ l’achat du terrain et les travaux gr_ce aux 380 000 _ de dons des fid_les. En attendant la fin du chantier, planches et pots de peinture jonchent le sol, mais peu importe : ici, les fid_les se sentent chez eux. _ La religion musulmane est sur la voie de la reconnaissance _, se f_licite, Si-Mohamed, qui, _ 19 ans, se sent enfin _ consid_r_ comme un Fran_ais musulman _. Les mentalit_s ont _volu_. _ travers l’_dification de lieux de culte officiels, les associations musulmanes n’aspirent qu’_ une chose : faire d_couvrir un islam mod_r_ et effacer des esprits l’amalgame _ islam = terrorisme _. Cette image engendre encore des craintes, comme _ Nice (Alpes-Maritimes), o_ l’association Moubarak et la mairie se livrent _ un bras de fer depuis des mois. “Du racisme et de la discrimination!” En novembre 2005, le maire, Jacques Peyrat, avait d_clar_ : _ Ce n’est pas le moment, face aux violences urbaines et _ la mont_e de l’islam radical, d’installer en plein c_ur de Nice une terre d’islam. _ _ Depuis, _ chaque fois que nous avons souhait_ acqu_rir un lieu en centre-ville, la mairie a us_ de son droit de pr_emption. C’est du racisme et de la discrimination ! _, s’emporte Abdelhamid Razzouk, pr_sident de l’association. Contact_, le maire de Nice a refus_ de s’exprimer sur ce sujet. Depuis, un groupe de travail a _t_ cr?_ en partenariat avec le CRCM. _ Nous avons obtenu un permis de construction pour am_nager une salle de pri_re de 1 000 m2 et remettre _ niveau la vingtaine de salles de pri_res existantes _, dit Otman A_ssaoui, d_l_gu_ d_partemental du CRCM. Les musulmans plaident pour la transparence. Les mosqu_es d’Istres, Aubagne, Marseille et La Seyne-sur-Mer comprendront des espaces culturels ouverts aux non-musulmans, tandis que la mosqu_e d’Istres sera ouverte aux visites scolaires. _ Nous voulons partager notre culture afin qu’elle ne soit pas entach_e d’obscurantisme, c’est le seul moyen de dissiper les craintes _, assure l’imam istr_en Boujeema Imaghri. L’architecture ultra-contemporaine de sa mosqu_e r_sume l’ambition de toute une communaut_ : se fondre dans le paysage. Corinne BOYER, _ Marseille Des projets soutenus par les autres religions Conform_ment _ leur longue tradition d’entente interreligieuse, les diff_rentes communaut_s de Marseille ont toutes apport_ leur soutien au projet de grande mosqu_e. Dans le Var, le service de relation avec l’islam du dioc_se de Toulon a m_me jou_ les m_diateurs aupr_s des pouvoirs publics. _Nous avons rencontr_ les _lus du quartier Pontcarral afin d’offrir des cl_s de discernement et d’_viter les amalgames dans une r_gion marqu_e par un fort vote en faveur du Front national_, explique Gilles Rebeche, diacre du dioc_se de Toulon pour qui l’_glise catholique constitue une _ autorit_ morale reconnue dans la pratique de la la_cit_.

French Muslim Council: Muslims Don’t Want To Be Lumped Together With Fanatics

PARIS – Dalil Boubakeur, president of the French Muslim Council, said that Muslims refuse to continue to be lumped together “with extremists, with fanatics, or with terrorists”. Boubakeur and Abdekkader Bouazza, president of one of the eight regional federations that comprise the Council, delivered a strong statement in support of a modern, tolerant, liberal, republican, French and truly Islamic way of life. {(continued below in French)} “L’islam de france ne peut _tre que lib_ral en sa forme. Toute autre option radicale est vou_e _ l’_chec”, a d_clar_ M. Boubakeur, _galement recteur de la Grande Mosqu_e de Paris, lors des assises nationales des F_d_rations r_gionales de la Grande Mosqu_e de Paris (FR-GMP). “Les musulmans en ont assez d’_tre amalgam_s _ des extr_mistes, _ des fanatiques ou _ des terroristes. Nous nous affirmons devant Dieu et les hommes de bonne foi, acquis aux droits des hommes et des femmes, soucieux de l’_panouissement social de nos jeunes et des plus faibles”, a ajout_ M. Boubakeur. “Au moment o_ il se trouve _ la crois_e de son histoire, parions en France pour un islam r_publicain, de renouveau, d’alternative lib_rale, ouvert et tol_rant, en contrepoids des extr_mismes, des radicalismes et de tous les fondamentalismes”, a poursuivi M. Boubakeur. De son c_t_, le pr_sident d’une des huit f_d_rations r_gionales, qui sont une composante du CFCM, Abdekkader Bouazza (pr_sident d’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), a affirm_ : la FN-GMP (F_d_ration nationale-Grande Mosqu_e de Paris) “se veut le trait d’union entre tous les musulmans et les non-musulmans de France”. Notre f_d_ration “est plus que n_cessaire, compte tenu des comportements de certaines organisations, de certains groupuscules qui occupent le terrain, qui parlent, agissent _ la place des repr_sentants de la majorit_ silencieuse des musulmans”, et qui “d_tournent l’islam de sa vraie direction”, a ajout_ M. Bouazza.