Chirac, Sarkozy And Séguin Agree On Appointing Immigrant Prefect

By B_atrice Gurrey PARIS – Nacer Meddah, the son of Algerian immigrants, was named Prefect of Aube, following public anger at Mr. Sarkozy’s incongruous televised promise of appointing “a Muslim prefect” and in the light of the politically turbulant pr_fecture of A_ssa Dermouche. The French statesmen lauded Mr. Meddah’s appoitnment as the result of a meritocratic process, devoid of ethnic or religious overtones, but a model for immigrants’ upward social mobility. {(continued below in French)} Le ministre de l’int_rieur, qui avait suscit_ la pol_mique et la col_re du pr_sident en assurant _ la t_l_vision, le 30 novembre 2003, qu’il allait nommer “un pr_fet musulman”, s’est f_licit_, en conseil des ministres, que le premier pr_sident de la Cour des comptes ait accept_, “dans l’int_r_t de M. Meddah”, de laisser partir son secr_taire g_n_ral adjoint, un collaborateur pr_cieux. M. Chirac a rench_ri sur les qualit_s de ce fonctionnaire, n_ en France de parents alg_riens, qui rejoint, _ 46 ans, le d_partement d’un fid_le chiraquien, Fran_ois Baroin. M. S_guin lui-m_me, apr_s s’_tre fait prier plusieurs mois, se r_jouit de la promotion de M. Meddah, “un homme remarquable et un tr_s grand fonctionnaire”. La querelle philosophique et s_mantique sur le “pr_fet musulman” serait donc _teinte. M. Sarkozy, qui s’_tait nagu_re vant_ d’avoir employ_ cette expression et d’_tre le seul _ braver les tabous, s’est bien gard_ d’y recourir _ nouveau. En janvier 2004, lors d’une conversation informelle _ l’occasion des voeux _ la presse, le chef de l’Etat avait s_chement mis les choses au point : “J’ai dit en conseil des ministres, et je l’ai dit au ministre de l’int_rieur, que je n’accepterais plus de mouvement pr_fectoral o_ il n’y aurait pas de Fran_ais issu de l’immigration.” Quant _ l’expression “pr_fet musulman”, “je ne l’ai jamais utilis_e”, avait-il pr_cis_. Car la religion musulmane n’a rien _ voir dans la nomination de M. Meddah, produit de la m_ritocratie _ la fran_aise. Ses parents ont quitt_ l’Alg_rie dans les ann_es 1950 pour le nord de la France, o_ le p_re est devenu ouvrier. A sa mort, la m_re a _lev_ seule ses trois enfants qui sont aujourd’hui pr_fet, proviseure de lyc_e et ing_nieure en informatique, gr_ce _ leurs _tudes. Cette nomination consensuelle est aussi destin_e _ faire oublier l’exp_rience malheureuse qui avait suivi la nomination d’A_ssa Dermouche, nomm_ pr_fet du Jura en janvier 2004, _ la suite de la querelle entre le ministre de l’int_rieur et le chef de l’Etat. Il avait _t_ victime de deux attentats qui ne l’avaient pas atteint physiquement, puis touch_ par de graves soucis de sant_. L’enqu_te n’a toujours pas abouti.