Laïcité Still Hot Topic

1905: Le D_bat Sur La La_cit_ Toujours Ouvert Mais Avec D’autres Enjeux With the rise of Islam in France, the 1905 law of la_cit_ has become a topic for debate. Muslims, the second largest religious group in France, often have a difficult time raising the funds for building mosques. Because of this, moneys are sometimes received from Saudi Arabia and other Arab states where forms of Islam are prevalent which have become worries since September 11th. To deal with this issue, there have been several approaches, with Nicolas Sarkozy supporting revisions to the law, while Jacques Chirac and Dominic de Villepin supporting the creation of a foundation to support mosques, but no changes to the law. {(article continues below in French)} Cent ans apr_s, la la_cit_ consacr_e par la loi du 9 d_cembre 1905 continue de faire d_bat en France, mais le ton s’est polic_ et les enjeux se sont d_plac_s vers l’islam et les nouvelles demandes religieuses, y compris les sectes. Le d_bat s’est rallum_ lors de la pr_paration de la loi du 15 mars 2004 sur le port d’insignes religieux _ l’_cole. Il conna_t des sursauts r_guliers, par exemple sur la mise en berne des drapeaux pour la mort de Jean Paul II. Mais son intensit_ et son ampleur restent sans commune mesure avec le d_but du si_cle. Son cadre a chang_ avec l’insertion dans l’espace europ_en. Et cette fois, il tourne surtout autour de l’islam. L’islam, qui n’_tait pas concern_ par la loi de 1905, est devenu la deuxi_me religion en France derri_re le catholicisme, avec environ 5 millions de musulmans estim_s pour quelque 40 millions de catholiques et autant de pratiquants r_guliers, entre 10 et 15%. Par rapport aux catholiques, aux protestants (un peu plus d’un million) ou aux juifs (environ 600.000), les musulmans sont d_pourvus de patrimoine immobilier cultuel. Souvent peu fortun_s, ils ont du mal _ financer leurs mosqu_es. Les municipalit_s peuvent les aider (baux emphyt_otiques, garanties de pr_ts etc.) mais la loi interdit tout financement public. Le recours _ des fonds _trangers, notamment d’Arabie saoudite, patrie du wahabbisme rigoriste, est mal per_u depuis les attentats du 11 septembre 2001. Le ministre de l’Int_rieur, charg_ des Cultes, Nicolas Sarkozy s’est fait le champion d’une nouvelle r_vision de la loi –il y en a d_j_ eu dix– pour mettre l’islam sur un pied d’_galit_ avec les autres religions. A gauche, Manuel Valls, d_put_-maire PS d’Evry (Essonne), soutient l’id_e. “commission de r_flexion” Mais ils restent isol_s. Le pr_sident Jacques Chirac ainsi que le Premier ministre Dominique de Villepin, qui a lanc_ une Fondation pour financer l’islam, ne veulent pas toucher _ la loi. Fin octobre, pour le centenaire de la F_d_ration protestante de France qui r_clame depuis fin 2002 un toilettage de la loi, M. Sarkozy a annonc_ une “commission de r_flexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics”. Elle rendra ses conclusions en juin. Hormis les protestants, les grandes religions l’ont accueillie avec r_serve. Les catholiques, qui ont mis vingt ans _ s’accomoder de la loi, redoutent d'”ouvrir la bo_te de Pandore”, selon l’expression du cardinal Jean-Marie Lustiger. “Sans remettre en question les grands _quilibres trouv_s au cours d’un si_cle d’application de la loi de 1905, nous voulons, comme catholiques, apporter notre pierre _ l’_dification, sans cesse _ reprendre, de notre unit_ nationale”, vient de rappeler le pr_sident de la Conf_rence des _v_ques de France, Mgr Jean-Pierre Ricard. “Ceux qui veulent _carter les religions de l’espace social et les enfermer dans le seul domaine des convictions priv_es se trompent de si_cle”, a-t-il ajout_. Outre l’islam, nombre d’autres religions se sont d_velopp_es depuis 1905 –bouddhisme, _vang_lisme– ainsi que des mouvements comme la scientologie ou les T_moins de J_hovah, estim_s sectaires en France mais pas ailleurs notamment aux Etats-Unis qui accusent les Fran_ais d’entraves _ la libert_ religieuse. Pour leur part, les T_moins de J_hovah ont d_pos_ le 25 f_vrier un recours contre un redressement fiscal de 23 millions d’euros devant la Cour europ_enne des droits de l’Homme.